Mardi 12 janvier 2010


« Ce qui m’a vraiment donné envie d’étudier cette parole du griot, c’est tout d’abord ma rencontre avec Dialba. » se souvient Sandra.

Puis, la question centrale de mon travail est venue d’une observation : un jour, lors du mariage d’un membre de la famille parmi laquelle je vivais, j’ai vu le jeune marié trembler à l’écoute de sa généalogie. J’ai alors demandé ce qui se passait et les gens autour de moi m’ont dit que c’était normal. J’ai alors voulu comprendre ce qui provoquait de tels tremblements et ce qui se jouait à ce moment. Ceci m’a amenée sur la piste du pouvoir du jasare et de sa parole : alors qu’il est clairement considéré comme “inférieur” au noble, il prend tout à coup pouvoir sur lui et cela grâce à sa parole

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Dimanche 10 janvier 2010


Petite, Sandra Bornand rêvait d’Afrique noire en écoutant les récits de son cousin né au Tchad et en fouillant dans le grenier de sa grand-mère. Elle collectait les pièces de 20 centimes, se promettant de poser les pieds un jour sur cet autre continent.  

A la fin de ses études, elle décide de travailler sur un extrait d’une épopée d’un griot nigérien. Et part. « Quand je suis arrivée au Niger, c’était comme une évidence », dit-elle.  

Elle qui voulait quitter le monde universitaire se lance dans une thèse sur les jasare (les griots généalogistes et historiens) et noue des relations particulières avec Djibo Badié, dit Djéliba (litt. “le grand griot”) ou Dialba (celui que j’ai suivi lors du mariage princier à Hamdallaye). 

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Mardi 5 janvier 2010


Vous avez peut-être noté qu’au Mali, j’ai soigneusement évité de vous faire le coup de la chanson « les dimanches à Bamako, c’est les jours de … »* A Niamey, en revanche, j’ai eu la chance d’assister, ce dimanche, à un mariage princier. Celui du fils de feu le chef traditionnel d’Hamdallaye, un village au nord-est de la capitale nigérienne.

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Lundi 28 décembre 2009


Pendant que je tente une nouvelle fois de passer la frontière nigérienne, je vous laisse encore un jour à Ouagadougou.

Dès mon arrivée à Ouagadougou, tout le monde m’a conseillée d’essayer de rencontrer Maître Frédéric Titinga Pacere. Essayer seulement parce que Maître Pacere est un homme très occupé. « Hommes de lettres  et de culture », Me Pacere est également avocat et plaide depuis 1985 au Tribunal Pénal International.

Ma chance, c’est que les plaidoiries du procès auquel il prend part sont terminées. Et qu’il s’accorde quelques mois de répit chez lui, au Burkina, pour souffler et  s’occuper de son musée de Manega, « le plus grand musée privé d’Afrique de l’ouest », précise-t-il, le musée de la Bendrologie.

Souffler un peu et, au passage, publier quelques bouquins, sa spécialité. La liste de ses ouvrages est si longue qu’il peut se permettre d’en placer un titre à peu près dans chacune de ses réponses !

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Mercredi 23 décembre 2009


 

La conservation du patrimoine oral burkinabè ?   » Pfff. C’est comme si nous étions en train de brûler nos châteaux de la Loire. »  Peu d’espoir dans cette réponse chambordienne, inspirée sans doute par les années qu’Alain Sanou a passé sur les bancs de l’Université de Tours à étudier l’ethno-linguistique.

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Jeudi 17 décembre 2009


Un caprice du Dieu Internet m’a empêchée hier de vous faire parvenir ce petit extrait de concert nocturne.
Je ne peux vous en offrir que 4 minutes, hélas. Internet a beau se montrer plus clément, il n’en est pas pour autant généreux.

Tous vos messages aujourd’hui commencent par un « il fait froid », « il fait -3 degrés » ou « il neige ». Je vous envie la magie blanche sans pour autant vous envier le froid.

Un peu de djembé, de kora et de balafon pour vous faire parvenir un peu de chaleur en vous épargnant la poussière :

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Mercredi 16 décembre 2009


Les jardins de Bobo-Dioulasso

Petite ville tranquille, Bobo se laisse vivre à l’ombre de ses grands arbres. Pourquoi se presser quand il fait si chaud ?
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Dimanche 13 décembre 2009


Bamako

Déjà trois semaines passées à Bamako, deux mois en Afrique de l’Ouest…il est temps de passer une nouvelle frontière. Direction : le Burkina Faso.

Un Bamako-Ouagadougou d’une traite ? Mes vertèbres me supplient de fractionner. Alors je fractionne.

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Samedi 12 décembre 2009


Massa Makan DiabatéAvant de quitter le Mali et de découvrir le Burkina Faso, je voulais vous parler de Massa Makan Diabaté.

Son nom ne me disait rien et pourtant, on me l’a présenté comme un grand écrivain malien, presque aussi populaire qu’Amadou Hampâté Bâ.

 

 

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Jeudi 10 décembre 2009


 Ami Koita

ENFIN ! Une griotte ! Il était temps, me direz-vous.

Toujours encadrées, toujours au second plan, femmes de griots avant d’être griottes, celles croisées avant Ami laissaient la parole aux hommes. Je voulais donc profiter de mon séjour à Bamako pour rencontrer des femmes indépendantes, des griottes célèbres, celles dont les cassettes grésillent partout, dans les bus, les taxis, les cafés, celles qui font la une des magazines locaux. Mah Kouyaté numéro 1, Oumou Sangaré, Babani Koné ou Ami Koïta.

Mes méthodes d’approche n’ont pas été fructueuses. Les jours passaient. Messages sur répondeur. « Rappelez demain, rappelez la semaine prochaine »…

Et voilà qu’en deux jours, mes deux derniers jours à Bamako, les griottes semblent tomber du ciel !

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