Mercredi 9 décembre 2009


Chers vous,

Je m’apprête (dans quelques jours) à quitter le Mali pour entamer la troisième partie, le troisième mois de ce voyage, à savoir : le Burkina Faso puis le sud-ouest du Niger.
Si vous avez des amis, des connaissances dans ces pays, je suis plus que preneuse ! Mon mail se trouve dans la rubrique « Et moi » dans la colonne de droite.
Et je suis l’évolution de la situation au Niamey (Niger). Le coup d’Etat que tout le monde annonce aura-t-il lieu ?

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Mardi 8 décembre 2009


Ibrahima Diabaté à Siby

De cette escapade d’un jour à Siby, moins de cent kilomètres au sud-ouest de Bamako, je n’attendais qu’un peu de calme et de verdure loin de la poussiéreuse capitale. Cherchant un guide pour une promenade dans les monts Mading, j’y ai rencontré par hasard Ibrahima.

Ibrahima comment ? « Diabaté. »« Tu es griot alors ? » « Merci !* »

Et pas n’importe quel griot Diabaté ! Un Diabaté de Kéla.

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Lundi 7 décembre 2009


Moussa Keïta

Moussa Keïta est un gentleman. A 80 ans passés, son maintien reste impeccable, son élégance discrète. D’une douceur enfantine. Dommage qu’il range instinctivement son sourire charmeur devant l’objectif.

Moussa Keïta est le jeune frère de Modibo Keïta, le premier président du Mali indépendant.

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Jeudi 3 décembre 2009


Toumani Diabaté

Petit intermède griotique entre ces cartes postales.

Toumani Diabaté était il y a deux semaines en concert au Centre culturel français de Bamako avec le Symmetric Orchestra, sa formation qui rassemble des musiciens de l’Afrique de l’Ouest.

Toumani Diabaté est un grand maître de la kora, héritier de 71 générations de koristes.

Un concert c’est un concert me direz-vous. Mais certaines pratiques dans un spectacle de griots sont pour le moins déroutantes.

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Dimanche 29 novembre 2009


Fête du mouton

Après une semaine de silence électronique et avant de vous emmener le long du fleuve Niger, plongeons ensemble dans un bain de sang moutonesque*. Fervents défenseurs des bêtes et hémoglobinophobes, je vous demande d’avance pardon.

A Bamako comme à Lille, Paris ou Tanger, c’était hier la fête du mouton. L’Aïd el kebir. Sauf qu’en Afrique de l’Ouest francophone, on dit « Tabaski ».

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Vendredi 20 novembre 2009


Chers vous,

Je vous abandonne quelques jours. Je pars découvrir le pays dogon. Si les posts s’espacent sur ce blog, j’ai une bonne excuse. Au creux des falaises de Bandiagara, il n’y a pas toujours l’électricité. Alors le wifi, vous comprenez.
Mais je promets de vous rapporter un peu de soleil et de mil. Peut-être même un masque effrayant. Et maintenant que j’ai moins peur, je rêve d’apercevoir un hippopotame à Mopti.

byebyebamako

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Mercredi 18 novembre 2009


kitaaa

Kita. Berceau des griots mandingues. Dommage que personne n’ait pu me dire pourquoi tant de grands djelis venaient de Kita. « Ils ont aimé la ville« , m’a-t-on dit. Ou sa colline rassurante. Bloc rougeoyant qui change de teinte au fil des heures et d’où sort chaque année une sorcière.

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Lundi 16 novembre 2009


Le temps des femmes

Trois motos nous attendent à midi. Trois chauffeurs aussi. (Mais toujours pas de casque en vue.) Dans une maison de Kalaban Coura*, on baptise aujourd’hui une petite fille née il y a une semaine.

La journée sera longue. Du matin au soir, les invités se relaient. Hommes, femmes, à chacun son heure.

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Jeudi 12 novembre 2009


Lever du jour à Kayes

5h45 / Kayes. Il fait juste bon. La température idéale, c’est ça la récompense pour ceux qui se lèvent tôt ici. En attendant l’heure du départ, on avale vite un sandwich ou un oeuf (!), on dort, on prie ou on jette un oeil à la petite télévision posée dehors. Dans la soute, des sacs de riz, de farine et deux boucs (les vilaines bêtes n’ont pas voulu bêler pour moi). Et avant d’entamer la longue route, un air d’Ami Koïta pour bercer le chauffeur.

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Mercredi 11 novembre 2009


Adama Issa Sacko

Quand je suis retournée voir Dama, j’avais très envie qu’il me parle de gris-gris, de têtes de singes séchées, de sang de poule et de vilains sorts.

J’ai dû mal à croire aux histoires d’hommes transformés en animaux, de serpents qui font des kilomètres en une nuit, de filtres d’amour…mais mine de rien, j’évite toujours de passer sous les échelles, je n’aime pas trop que l’on ouvre les parapluies à l’intérieur, je ne retourne jamais le pain et je jette du sel un peu partout quand j’en renverse. On ne sait jamais.

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