Ecoutez Bobo chanter

Les jardins de Bobo-Dioulasso

Petite ville tranquille, Bobo se laisse vivre à l’ombre de ses grands arbres. Pourquoi se presser quand il fait si chaud ?

Bobo-Dioulasso

Nos « vieux », les retraités français ne s’y sont pas trompés. Ils sont, m’a-t-on dit,  nombreux à s’installer à Bobo, la fiscalité y étant, paraît-il, fort intéressante. Dans la bouche des Burkinabè, je suis désormais « la Blanche » ou « madame La Blanche ».  En rire ou en pleurer ? C’est parfois usant mais instructif d’être du matin au soir, « la minorité visible ».

« En rire ou en pleurer ? «  titre La Preuve, journal musulman burkinabè, au sujet du résultat du référendum suisse concernant la construction de minarets. Le vendeur de journaux est perplexe quand je lui dis qu’il n’y a que quatre minarets en Suisse.

« Vous êtes suisse ? «  « Non, française.  » « Ah, chez vous, c’est le débat sur l’identité nationale … » Soupir. Tout le monde, ici, regarde régulièrement France 24, TV5 Monde. Des images de Noirs, de Maghrébins* et de femmes voilées quand vient le thème de notre fameuse identité. « Mais il y a pourtant bien des Français musulmans, non ? » me demande le vendeur de journaux.

Au marché de Bobo-Dioulasso

Carte postale sonore. Des coups de machette au « rayon » viande du Grand marché. Un mariage. Les toux grasses des gorges irritées par la poussière. Un puits et des enfants autour. Et de la musique, un peu partout. D’ailleurs, un chanteur français et son tube phare des années 60 se sont perdus dans les ruelles de Bobo ! Tendez l’oreille !

* Dans la rue, on m’appelle ici « la Blanche » alors pas de fausse pudeur, pas de « personnes de couleur »

16/12/2009

Une Réponse pour “Ecoutez Bobo chanter”

  1. Redigé par christian Boleat:

    bonjour Amelie

    il fait -6° ce matin à Toulouse et je t’envie de découvrir chaque matin un nouveau paysage. Quels bruits, odeurs, visions du matin recoit on dans ces pays? De mes voyages ( au nepal et en inde) ce sont ces instants matinaux qui m’ont le plus marqué et dont je recherche toujours les traces dans ma memoire.
    Bon voyage au Burkina!

    Christian