Archive la catégorie ‘Sur la route’

Ecoutez Bobo chanter

Mercredi, décembre 16th, 2009

Les jardins de Bobo-Dioulasso

Petite ville tranquille, Bobo se laisse vivre à l’ombre de ses grands arbres. Pourquoi se presser quand il fait si chaud ?
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Tabaski : la fête du mouton ou l’hécatombe au coin de la rue

Dimanche, novembre 29th, 2009

Fête du mouton

Après une semaine de silence électronique et avant de vous emmener le long du fleuve Niger, plongeons ensemble dans un bain de sang moutonesque*. Fervents défenseurs des bêtes et hémoglobinophobes, je vous demande d’avance pardon.

A Bamako comme à Lille, Paris ou Tanger, c’était hier la fête du mouton. L’Aïd el kebir. Sauf qu’en Afrique de l’Ouest francophone, on dit « Tabaski ».

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Saut de puce à Kita (diaporama)

Mercredi, novembre 18th, 2009

kitaaa

Kita. Berceau des griots mandingues. Dommage que personne n’ait pu me dire pourquoi tant de grands djelis venaient de Kita. « Ils ont aimé la ville« , m’a-t-on dit. Ou sa colline rassurante. Bloc rougeoyant qui change de teinte au fil des heures et d’où sort chaque année une sorcière.

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Kayes-Bamako en musique !

Jeudi, novembre 12th, 2009

Lever du jour à Kayes

5h45 / Kayes. Il fait juste bon. La température idéale, c’est ça la récompense pour ceux qui se lèvent tôt ici. En attendant l’heure du départ, on avale vite un sandwich ou un oeuf (!), on dort, on prie ou on jette un oeil à la petite télévision posée dehors. Dans la soute, des sacs de riz, de farine et deux boucs (les vilaines bêtes n’ont pas voulu bêler pour moi). Et avant d’entamer la longue route, un air d’Ami Koïta pour bercer le chauffeur.

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Boubacar, mon sauveur

Lundi, novembre 9th, 2009

Boubacar

Toute contente de mon entretien avec un djeli (griot) local, je me précipite hors du taxi pour acheter une recharge pour mon téléphone malien. Jusque là tout va bien. La main au fond de mon sac pour attraper l’argent.

Je ne sens plus le cuir de mon porte-monnaie. Panique.

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Promenade dominicale à Kayes (diaporama)

Dimanche, novembre 8th, 2009

Rue de Kayes

Dans les ruelles brûlantes de Kayes, des enfants ont tenté de m’apprendre quelques mots en bambara. Et ils se sont moqués. Chez eux, on parle poular, soninké, sérère, wolof… Dehors, c’est le bambara qui prime. Et à l’école, les leçons sont en français. Alors forcément.

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Mali crush*

Samedi, novembre 7th, 2009

Frontière malienne à Diboli

Ca y est ! Nous voilà au Mali !

 

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Bakel, dernière étape sénégalaise avant le Mali (diaporama)

Vendredi, novembre 6th, 2009

Pour beaucoup de Sénégalais, Bakel, c’est le bout du monde. Pendant l’hivernage*, les routes, défoncées par l’eau, étaient inutilisables. Et les habitants, comme en état de siège. Il y avait un pont sur la route de Bakel. Aujourd’hui, on en fait le tour par le cours d’eau asséché. Dans les médias nationaux, Bakel n’existe quasiment pas.

Et pourtant ! Bakel est une ville charmante, bien plus accueillante que l’aride Matam. Ici, nous sommes en terre soninké. C’est de là qu’est partie la grande majorité des premiers migrants sénégalais.  » La plupart des vieux que tu croises dans la rue sont des migrants qui ont travaillé toute leur vie en France et sont revenus au pays », m’explique Mamadou, mon hôte.

Je me poserais bien un peu ici mais le Mali est tout proche, je n’ai qu’une hâte : passer la frontière.
Quelques photos, mes derniers clichés au Sénégal. Mais Guillaume, Lillois amoureux de Saint-Louis l’a prédit : « tu y retourneras forcément. C’est un aimant. »


Et pour vous montrer où est Bakel (cette fois, Kim, j’espère que ça marchera) :

Afficher Matam – Bakel / Vendredi 6 novembre sur une carte plus grande

*hivernage : saison des pluies

Neuf heures de bosses et puis Matam !

Mercredi, novembre 4th, 2009

MatamQuand, à la gare routière de Dagana, on m’a annoncé un trajet de sept heures pour rejoindre Matam, cela m’a paru un peu excessif pour près de 300 km. « Tu es sûr? » j’ai dit. « Quoi ! Tu demandes combien de temps et après tu demandes si je suis sûr ? » m’a répondu le jeune homme, vexé.

Punie. Neuf heures plus tard, les vertèbres un peu tassées, je suis arrivée à Matam. En mini-bus, en taxi collectif, en bus, puis de nouveau en taxi. Pour éviter les cratères sur la route, les chauffeurs zigzaguaient d’un bas-côté à l’autre, faisant pencher leurs véhicules à toute vitesse. Et moi, petite souris coincée dans un recoin, je serrais les fesses en cadence, la droite, la gauche, la droite, la gauche…

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Rosso, ville-frontière (diaporama)

Dimanche, novembre 1st, 2009

Arrivée du ferryRosso est poussiéreuse, crasseuse et étouffante. Rosso n’est pas là pour faire la belle, Rosso est fonctionnelle.

C’est le principal poste-frontière entre le Sénégal et la Mauritanie. Plusieurs fois par jour, un ferry traverse le fleuve pour relier les deux pays.

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