Délicieuse langue
Vendredi, novembre 13th, 2009Je ne peux pas résister au plaisir de vous transmettre quelques pépites lues ou entendues ces dernières semaines. Le français roule dans la bouche des Sénégalais et des Maliens et en ressort plein d’images et d’humour.
Naïveté ou malice, peu importe, je trouve ces formules savoureuses !
Hospitalité malienne : « Vous serez accueillis à bras largement ouverts en éventail! »
Le sens du commerce : « Boutique : ici, tout à 500 FCFA…et plus. »
Le rêve américain : « Saloon de coiffure »
Chaque lettre compte : Je ne me lasse pas d’entendre les gens prononcer le « p » de baptême : bap’tème.
Déclaration improbable : « Je t’offre ma carte d’électeur aux élections de l’amour. Rien que pour nous deux. »
Et alors, je ne sais pas pourquoi, mais de Dakar à Bamako, à chaque fois que je me surprends à dire » petit à petit « , j’entends quelqu’un compléter : « l’oiseau fait son nid « . Puisque j’ai du mal à croire que l’expression existe en wolof, en bambara, en poular, en soninké, je cherche l’origine de cette propagande proverbiale !




Sous un auvent de paille, face à la gare routière de Dagana, j’ai été frappée par la longueur des bras et des jambes d’Abdourahmani Sy, fils de griots peuls.
Quand, à la gare routière de Dagana, on m’a annoncé un trajet de sept heures pour rejoindre Matam, cela m’a paru un peu excessif pour près de 300 km. « Tu es sûr? » j’ai dit. « Quoi ! Tu demandes combien de temps et après tu demandes si je suis sûr ? » m’a répondu le jeune homme, vexé.
Rosso est poussiéreuse, crasseuse et étouffante. Rosso n’est pas là pour faire la belle, Rosso est fonctionnelle.

